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Jeudi 15 mai 2008


Campagne nationale du 19 au 25 mai 2008

 

Le Conseil des ministres est saisi ce matin par le Président de la République et le gouvernement de la réforme des institutions. Cette réforme sera discutée dans les semaines qui viennent au Parlement.

 

À ce jour, le droit de vote des résidents étrangers ne semble pas faire partie des projets rendus publics. Rien n’empêche qu’il apparaisse cependant à la faveur des débats.

 

Il n’est pas possible en effet de parler de démocratie :

- en se satisfaisant de l’exclusion d’une partie significative de la population à l'intérieur des communes ;

- en maintenant une discrimination légale malheureuse entre résidents étrangers en fonction de leur nationalité.

 

Dans la bataille politique qui va se dérouler, la proposition du droit de vote des résidents étrangers nous semble une exigence légitime tant elle apparaît comme un déni de justice en contradiction avec l'approfondissement et la rénovation de la démocratie et les valeurs de la République. C’est de plus la seule réforme constitutionnelle demandée concrètement par la société civile depuis plusieurs dizaines d’années. Qu’aujourd’hui elle soit « oubliée » justifie notre interpellation des institutions et des forces politiques incarnées par le Président de la République et par les élus au Parlement.

 

Nous appelons la population de France à donner son avis, sur la place publique, en participant à la « Votation citoyenne 2008» qui se déroulera du 19 au 25 mai 2008, comme elle l’a fait dans les précédentes éditions, afin de faire inscrire dans la prochaine réforme constitutionnelle le droit de vote des étrangers aux élections locales.
par Le Mammouth publié dans : Laïcité, liberté et citoyenneté communauté : Résistance 2007
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Jeudi 15 mai 2008
Nous célébrons l’anniversaire de Mai 68.

 

Le temps n’est toutefois ni aux commémorations, ni à la nostalgie.

La planète s’est profondément transformée. Le capitalisme se fait toujours plus prédateur. Les émeutes de la faim sont le corollaire de l’enrichissement indécent d’une minorité de privilégiés. Les crises financières s’enchaînent et une catastrophe écologique se dessine. Bousculée par un nouveau totalitarisme de marché, la démocratie s’étiole.

C’est à la refondation d’une politique d’émancipation qu’il importe de s’atteler.

En France, le sarkozysme se heurte déjà à la résistance du pays. Dans les entreprises du secteur privé, dans les services publics, à l’école, d’amples mobilisations se font jour.

À quarante ans de distance, deux questions se reposent à nous : quelles perspectives offrir à la colère sociale ? Comment la volonté de changer radicalement l’ordre des choses peut-elle redonner majoritairement le ton à gauche ?

À cet égard, chacun hélas peut le constater, il manque toujours une force incarnant un projet alternatif.

Du côté de la majorité dirigeante du Parti socialiste, les volontés hégémoniques se confirment, et avec elles les tendances au renoncement social-libéral, inspirées des exemples de MM. Blair ou Prodi. Mais la gauche de transformation sociale et écologiste ne doit pas, elle, s’accommoder d’un statu quo qui lui interdit d’espérer changer en profondeur la donne politique.

La menace du bipartisme devient plus forte, avec son choix mortifère ramené à deux variantes de l’adaptation au libéralisme. Tout cela peut nous conduire à des désastres comme celui que vient de connaître la gauche italienne, incapable d’empêcher le retour de Berlusconi aux affaires et littéralement disloquée.

Les municipales et les cantonales viennent pourtant de prouver qu’il existe ici un espace comparable à celui révélé par Die Linke en Allemagne ou d’autres expériences similaires en Europe. Faute de convergence entre des traditions et des cultures jusqu’ici séparées, faute de prendre en compte l’apport des mouvements sociaux et citoyens ayant émergé depuis plusieurs années, le champ des possibles demeurera inévitablement limité : aucune force constituée ne peut rassembler autour d’elle seule.

Les échecs passés nous instruisent des difficultés de l’entreprise. Nous n’en restons pas moins convaincus que c’est le seul horizon porteur d’avenir.

Un cadre permanent pour faire front

Nous en appelons donc à l’affirmation d’une gauche enfin à gauche. Qui n’oublie plus la nécessité de redistribuer les richesses. Qui soit en phase avec les aspirations des salariés, avec ou sans papiers, des quartiers populaires, des jeunes. Qui conjugue urgence sociale, urgence démocratique et urgence écologique. Qui permette au peuple d’exercer sa souveraineté dans tous les domaines. Qui place l’égalité entre hommes et femmes au cœur de son projet. Qui milite pour un nouveau mode de production et de consommation, soutenable et respectueux des équilibres écologiques. Qui promeuve la construction d’une autre Europe et de rapports de codéveloppement avec le Sud. Qui devienne, ce faisant, une véritable force.

Militants politiques, acteurs du mouvement social et culturel, nous pouvons dès à présent agir de façon coordonnée. Sans préalable sur les engagements des uns et des autres, construisons un cadre permanent qui nous permette, ensemble, nationalement et localement, de réfléchir aux moyens d’une vraie réponse politique aux attaques de la droite et du Medef et d’aborder les grands rendez-vous qui s’annoncent. D’ici l’été, que chacun et chacune se saisisse de cette proposition sur le terrain. Et retrouvons-nous à l’occasion d’un grand rendez-vous national en septembre, afin de prolonger ces échanges.

Premiers signataires :

Paul Ariès, Ariane Ascaride, François Asensi, Clémentine Autain, Christophe Barbillat, Francine Bavay, Hamida Bensadia, Pierre Bergougnoux, Jacques Bidet, Martine Billard, Jean-Jacques Boislaroussie, Patrick Braouezec, Bernard Calabuig, Yves Contassot, Eric Coquerel, Emmanuelle Cosse, Thomas Coutrot, Claude Debons, Bernard Defaix, Marc Dolez, Annie Ernaux, Jean-Claude Gayssot, Jacques Généreux, Susan George, Dominique Grador, Robert Guediguian, Michel Husson, Raoul-Marc Jennar, François Labroille, Frédéric Lebaron, Jacques Lerichomme, Philippe Mangeot, Roger Martelli, François Maspero, Gérard Mauger, Marion Mazauric, Daniel Mermet, Mohammed Mechmache, Philippe Meyrieu, Claude Michel, Yann Moulier-Boutang, Dominique Noguères, Michel Onfray, Christian Picquet, Christophe Ramaux, Yves Salesse, Denis Sieffert, Patrick Silberstein, Evelyne Sire-Marin, Emmanuel Terray, Rémy Toulouse, Marcel Trillat, Christophe Ventura, Marie-Pierre Vieu, Claire Villiers.

par Le Mammouth publié dans : Politique communauté : Unissons nous à gauche...
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Jeudi 15 mai 2008

Aujourd'hui nous sommes le 26 florial de l'an 216 ( mais pour combien de temps encore?) de la  République.

 

« Quelle est la première partie de la politique ? L’éducation. La seconde ? L’éducation. Et la troisième ? L’éducation .  ». Jules Michelet


C'est arrivé ce 15 mai,


En 1958, le général de Gaulle se déclare prêt à assumer les pouvoirs de la République


En 1889, inauguration de la
Tour Eiffel.

En 1768, Gênes vend la Corse à la France.


Naissance en 1859 de Pierre Curie

 

Le mammouth est en grève...

La grève à l'ordre du jour; celles et ceux qui résistent 

Gérard Aschieri pose ses conditions

Passage en force sur les OGM. Des députés UMP sans mot d'excuse pour leur absence et Bling-Bling 1er qui se shoote aux tranquillisants OGM pour ne pas exploser


Le projet de loi sur la réforme des institutions prêt à être voté: le PS s'alignera-til?

Main d'oeuvre bon marché depuis 1964, sans sa femme, ni ses enfants...


Busch accueilli comme il le mérite par une roquette en Israël


 

par Le Mammouth publié dans : Revue de presse communauté : Résistance 2007
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