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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 09:44
 La déclaration de Sarkozy fait preuve d'un cynisme obscène :il sait très bien qu'aucune grâce ne sera octroyé par le président de la république italienne pour des raisons historique et de  politique actuelle. Sarkozy se défausse sur le gouvernement italien alors qu’il appartient exclusivement aux  responsables français de ne pas extrader Marina , compte tenu de l’asile de fait proposé par  la France aux réfugiés italiens et respecté par les différents gouvernent. C’est au président de la République français aujourd’hui de prendre la décision de laisser vivre Marina Petrella  en prononçant une levée d’écrou immédiate ou de la laisser mourir dans les prisons françaises.  Monsieur Sarkozy semble oublier qu’il a un outil : la convention de 57 prescrivant une clause humanitaire annulant l’extradition pour des personnes en situation de santé dégradée. 
Marina Petrella, une histoire française Les collectifs de solidarité avec Marina Petrella ont pris acte du fait que la campagne menée depuis 11 mois en sa faveur et la large prise de conscience de l’iniquité que représenterait son extradition ont amené ce matin monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République, à s’exprimer publiquement sur cette question d’une façon bien plus nuancée qu’il ne l’avait fait jusqu’à présent. Quant au contenu de cette intervention, nous répondons : Monsieur le Président, Vous semblez considérer que la situation actuelle de Marina Petrella relève des relations franco-italiennes. Pourtant : - C’est bien la France qui s’est engagée envers Marina Petrella en dépit des décisions de justice italiennes : o En l’accueillant en 1993 ; o En la régularisant en 1998 ; o En la laissant vivre ici pendant 15 ans. - C’est bien la France qui a retourné sa veste en l’arrêtant brutalement le 21 août dernier sur la base d’une demande italienne vieille de 15 ans ; - C’est bien la France qui est responsable de son état de santé dramatique dû à une détention de 11 mois, d’autant plus insupportable qu’elle intervient près de 30 ans après les faits. Vous dîtes estimer, monsieur le Président, qu’il serait souhaitable que votre homologue italien décide d’une grâce en raison de l’état de santé de Marina Petrella et de l’ancienneté des faits. Nous vous demandons donc d’être conséquent et de prendre les responsabilités qui sont les vôtres en qualité de Président de la République française : - Prenez les dispositions nécessaires à une levée d’écrou immédiate ; - Appliquez la clause humanitaire inscrite par la France dans la convention de 1957 régissant les conditions d’extradition de Marina Petrella ; - Abrogez le décret d’extradition.
La vie de Marina Petrella dépend de vous : libérez la !

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Published by Le Mammouth - dans Sarkoland
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