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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 07:11

Après 18 ans de peine incompressible (dont 7 à l'isolement), plus 3 années de prison supplémentaires, le parquet vient de demander la révocation de la mesure de semi-liberté qui s'applique depuis 10 mois à Jean-Marc Rouillan, préalable à sa libération conditionnelle prévue en fin d'année.

Cette demande fera l'objet d'une audience contradictoire et d'un débat sur le fond le jeudi 16 octobre.

Parmi les conditions très restrictives de sa semi-liberté, il était interdit à Jean-Marc Rouillan d'évoquer les faits pour lesquels il avait été condamné. Il ne lui était aucunement interdit de rencontrer des journalistes, de donner des interviews ni de s'exprimer sur la situation politique d'aujourd'hui et sur son nouvel engagement militant.

L'interview publiée dans L'Express a servi de prétexte au ministère public pour réagir de manière précipitée, provoquant un emballement médiatique. Pourtant, Jean-Marc Rouillan n'a pas parlé des faits, il n'a fait que commenter l'interdiction d'en parler.

En suspendant provisoirement la semi-liberté de Jean-Marc Rouillan, en le menaçant de révoquer celle-ci et donc de le renvoyer en prison, les autorités ne tentent-elles pas de l'empêcher de s'exprimer librement, une fois sa peine accomplie ?

On ne peut rejouer une nouvelle fois le procès de Jean-Marc Rouillan. Il n’y a aucun fondement juridique à lui imposer un chantage au reniement, aux regrets: la notion de repentance n'existe pas en droit français.

On ne peut accepter qu'un (ex-)prisonnier politique soit contraint de n'avoir qu'une bonne parole, le repentir. Ce serait une sérieuse remise en cause de la liberté d'expression.

Le Collectif « Ne laissons pas faire ! »
Paris, le 13 octobre 2008



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Published by Le Mammouth - dans Politique
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commentaires

Tabasco 16/10/2008 20:29

Au final, vous n'avez pas de mots pour défendre Rouillan. J'en déduis donc que vous vous rejouissez, comme moi, de voir cet assassin regagner sa prison.

Le Mammouth 15/10/2008 08:15

Les affaires Battisti et Pétrella doivent être remises dans le contexte des années de plomb italiennes. Et si on ne peut être d'accord avec les actions des Brigades Rouges, on ne peut encore moins être d'accord avec les groupuscules fascistes que le gouvernement de l'époque utilisait. Les poseurs de bombes de la gare de Milan ne sont pas tellement i,qiétés.Et quand un fascite comme hHeider disparait, le Mammoputh applaudit à la disparition du Fasciste. Et assume.

Tabasco 14/10/2008 21:40

Un assassin de gauche doit il être considéré comme un homme de gauche ou être considéré comme un assassin ?Quel raisonnement peut permettre en moins d'une semaine de défendre des gens qui ont commis des assassinats (Rouillan et Petrella) et se rejouir de la mort d'un homme qui n'avait eu d'autre tort que de se présenter au suffrage des électeur avec une idéologie totalement contraire à la votre (Haider). Quel société pronez vous ? Une ou n'importe qui, sous pretexte de défendre une idéologie de gauche, peut tuer impunément quelqu'un qu'il ne juge pas dans la ligne idéologique voulue ?Ceci est une étrange vision de la démocratie

Le Mammouth 15/10/2008 08:14


Comme si le Capital n'avait pas de sang sur les mains: 3 milliards pour sauver l'ensemble des enfants de la planète qui meurent de faim... la morale en ces jours d'hypocrisie maximale a bon dos