Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

Archives

6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 08:14
Le CRILAN est solidaire des 4 militants du GANVA qui comparaîtront le 7 janvier au Tribunal de CAEN et appelle à les soutenir et à se rassembler dès 13H30.

Rappelons qu’ils ont, de façon non violente, arrêté au Mollay-Littry, pendant quelques heures un train transportant des déchets nucléaires italiens vers la Hague.
Dans cette affaire, qui est hors-la-loi et hors la démocratie?
Ces quatre militants ou le lobby nucléaire italien et AREVA-COGEMA ?
En 1988, par référendum, 80% des Italiens ont décidé de l’arrêt de leur programme nucléaire. Le Gouvernement italien l’a alors fait démocratiquement.

Mais, depuis cette date, ENEL, producteur d’électricité en Italie, se fournit en partie sur le nucléaire de la vallée du Rhône, laissant à la France rejets et déchets et obligeant à un passage de lignes THT à travers les Alpes.
Quant aux 235 tonnes de déchets nucléaires déjà produits en Italie avant cette date, qu’en faire ?Personne n’en veut en Italie où jusqu’à 100 000 personnes se sont opposées à leur stockage. L’Italie s’en débarrasse alors et passe un contrat avec AREVA : la poubelle atomique de la Hague a commencé à recevoir ces combustibles irradiés.

Rappelons que la loi française interdit depuis 1991 le stockage des déchets nucléaires étrangers sur le sol français sauf pour les nécessités du retraitement. Celui-ci consiste à séparer 95 à 96% d’uranium (Dit issu du retraitement) prétendu « recyclable » mais en réalité non recyclé, 1% de plutonium, 3 à 4% de déchets dits de haute activité, et en plus des déchets de moyenne et faible activité, dus au retraitement lui- même. En 2006, la nouvelle loi déchets autorise le stockage des déchet “valorisables”. Y aura-t-il retraitement ? Mais alors pourquoi faire ? Quand ? Et quand prévoit-on le retour prévu par la loi, des déchets définitifs,? Sinon, il s’agirait d’un stockage illégal de déchets nucléaires étrangers sur le sol français. Faudra-t-il faire un nouveau procès en la matière ?
Parallèlement, ENEL s’est engagé à 12, 5% pour le financement du réacteur nucléaire à Flamanville. Est-ce dans la perspective de la construction du 2 ème EPR et d’autres EPR, dans les années à venir, sans doute dans la vallée du Rhône (Tricastin, ou Marcoule, par EDF ou GDF-Suez ?)
N’y aurait-il pas un donnant-donnant entre les entreprises et les gouvernements italien et français ?

Nous devons refuser que la France soit la poubelle et le bunker nucléaires de l’Europe au mépris de la démocratie et des risques pour les populations.

Didier ANGER, Crilan
Administrateur du Réseau Sortir du Nucléaire

Partager cet article

Repost 0
Published by Le Mammouth - dans Luttes
commenter cet article

commentaires