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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 08:42


Ainsi en a décidé la cour d’appel ce 20 août 2009.

Le 30 avril dernier, le tribunal d’application des peines avait accordé à Georges Cipriani, incarcéré depuis plus de vingt-deux ans et libérable depuis 2005, un régime de semi-liberté d’un an, première étape vers la liberté conditionnelle. Georges devait travailler à mi-temps pour une banque alimentaire dans la région de Strasbourg, puis retourner en prison le reste du temps.

Pour statuer sur ce projet proposé par Georges Cipriani, il aura fallu plus de 22 mois au cours desquels il ne fut remis en cause à aucun moment, puisqu’il a même été jugé recevable en première instance. Or, la cour d’appel l'estime aujourd'hui insuffisant !

A la lecture des attendus du jugement, ce qui est principalement reproché à Georges Cipriani, c'est de persister à se définir comme "prisonnier politique d'Action directe". Mais c'est bien comme militant d’Action directe qu’il a passé ces vingt-deux années en prison et, toujours emprisonné, il ne peut renier cette identité sans se nier lui-même. Sans cette longue résistance, Georges Cipriani aurait depuis longtemps cédé à l'anéantissement carcéral programmé par l'Etat.

Georges Cipriani reste en prison parce qu'il refuse de renier son engagement politique, le même que celui de ses camarades Joëlle Aubron, Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan qui avaient également refusé ce chantage au reniement, voire au repentir. Cette attitude n'avait pourtant pas interdit aux deux derniers d'obtenir de la justice leur placement en semi-liberté (Joëlle Aubron étant décédée en mars 2006 après avoir obtenu d’une suspension de peine pour raisons médicales).

Plus que jamais, en cette période de répression où des salariés par milliers luttent pour leur emploi, la répression de la bourgeoisie est à l’ordre du jour. Nous devons exprimer notre solidarité sans faille avec nos camarades révolutionnaires.

Liberté pour Jean-Marc Rouillan, réincarcéré sous le prétexte fallacieux de propos tenus lors d’une interview et qui, atteint d’une maladie rare et évolutive diagnostiquée au printemps dernier, demeure sans soins en raison de son maintien en prison !

Liberté pour Georges Cipriani, solidarité avec notre camarade face à cet acharnement politico-judiciaire !

Plus que jamais, ne laissons pas faire !

Le 23 août 2009

Collectif "Ne laissons pas faire !"

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Published by Le Mammouth - dans Résistance
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