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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 17:02

bonnet-phrygien.jpgEnfants fréquentant les écoles de Granville :

1981 : 1450 pour le public et 736 pour le privé 

1994 : 820 pour le public et 635 pour le privé ( année de l'arrivée de Marcel Verdier à la tête de la municipalité) 

2011 : 545 public et 600 privé ! 

Le public a perdu 275 élèves soit une dizaine de classes et le privé 35 élèves soit une classe.

Hormis la Vendée chouanne, il se trouve chez nous peu de villes où l'école confessionnelle catholique scolarise plus que l'enseignement public.

Comment donc en sommes-nous arrivés là ?

On peut se dire légitimement que le vieillissement de la population aurait fait brutalement chuter les effectifs scolaires. Pourtant, si un peu partout dans le département, des villes moyennes ont perdu des classes à cause d'une chute notable de la population, on sait que ce secteur côtier ( de Regnéville à Avranches ) est resté fortement attractif.

Si Granville  a perdu de sa population jeune, on peut en imputer la raison à la disparition des emplois locaux industriels, nullement corrigée par le tourisme. Mais on sait aussi que la politique immobilière d'immeubles et de logements haut de gamme a "éjecté" vers la périphérie, les ménages avec enfants, plus modestes, au bénéfice de retraités aisés qui ont ainsi squatté le centre-ville. Et la politique immobilière qui se dessine n'est guère faire pour corriger cela. Y compris le fameux éco-quartier, mangeur d'espaces agricoles et décentré, qui sera situé trop loin des écoles publiques.

Ecole publique

Dans le second degré deux faits majeurs on déséquilibré les secteurs scolaires.

L'implantation du collège sur le Roc a excentré la population scolaire. Un fait brusquement aggravé par le cadeau fait à l'enseignement catholique : la cession à un prix ridiculement bas de l'hôpital Paul Poirier pour agrandir Sévigné, offrant ainsi à l'enseignement diocèsain, une position stratégique aux marches de la périphérie granvillaise. Mais quand on aime, on ne compte pas ! 

Ceci, n'est bien sûr pas le fait du maire actuel. Accordons-le lui. Mais la politique actuelle, qui se fait avec des adjoints ( conseiller général inscrit au groupe UMP départemental, adjointe aux affaires sociales suppléante du très droitiste sénateur Bizet) reste dans la "droite" ligne des politiques passées. 

Le Mammouth se demande comment le futur candidat à la députation, adoubé par les états-majors départementaux et parisiens du PS, sous l'étiquette "Radical de Gauche", et dont le patron Jean-Michel Baylet clame à grands cris son amour de l'école publique, pourra résoudre cette quadrature du saint cercle catholique et privé. Nous attendons avec curiosité et un certain amusement son rapport aux instances nationale sur la politique municipale granvillaise en faveur de l'école publique.

Il faudra rappeler tout cela au cours de la campagne qui s'annonce.

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commentaires

d'éli cieux 11/12/2011 18:31


Kikou Mammouth


Ne pas oublier que les postes à la rentrée sont donnés avec parcimonie et donc le grand jeu est de fermer plus de classes que d'en ouvrir (uniquement quand les effectifs explosent à certaines
endroits...)


le but du grand jeu final (oui les politiciens s'amusent comme des petits fous ! ) c'est d'économiser à tout prix . A croire que fermer une école pour un joueur, est récompensé par le
gouvernement qui a du prévoir un grand jeu avec récompenses et intéressement en fin d'année (je vais commencer à le croire) pour les IA en collaboration avec des maires zélés . Heureux gagnants
quand ils arrivent à agiter un certain nombre de fermetures de classes et plus fort d'école !!!!!


Les humains concernés par tout ça ? mais aucune importance voyons...


C'est vraiment du n'importe quoi...


Je crois qu'après la fermeture de deux écoles la même année il y a 6 ans, je ne m'en suis pas remise encore... Le jeu consistait à ouvrir une nouvelle école et pour pouvoir le faire deux écoles
ont été fermées... tout en gagnant deux postes...


6 ans après les effectifs sont plein à craquer et aucune ouverture bien évidemment...


que du n'importe quoi...


je ne décolère pas...