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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 09:12

Plume-liberte.jpgNotre presse locale, en ces temps de publicité frénétique pour le foie gras et les cadeaux bling-bling que ne pourrons pas se payer nombre de nos concitoyens, n'a probablement plus assez de place pour faire paraître le sentiment d'indignation citoyenne qui s'exprime face à une certaine manière de concevoir la politique.

Heureusement le Mammouth est là pour vous permettre de lire les billets refusés.

Faites circuler.

 

Equivoque et double langage

« La politique ne consiste pas à résoudre les problèmes, mais à faire taire ceux qui les posent » disait Henri Queuille , radical socialiste à l’origine, maintes fois premier ministre sous la Quatrième République qui godilla dans le lit du centre de gauche à droite.

Il est, en effet des procédés éprouvés pour faire taire ceux qui posent les problèmes, proposent des choix différents, divergents, antagonistes Ces choix politiques divisent et opposent les citoyens ; aliment le débat démocratique et délimitent la gauche et la droite.

Une des plus grosses ficelles de la politique politicienne consiste à persuader les citoyens « qu’il n’y a pas d’autre politique », pas d’autres choix possibles, raisonnables. Toute critique, qui remettrait en question les « bons »choix faits par la majorité serait donc taxée de « systématique » et les opposant, élus du peuple, des « grincheux »,, peu intelligents, évidemment. Seules seraient « constructives » les critiques marginales, se limitant à quelques détails.

 

En dénigrant l’opposition en tant qu’opposition, en essayant de la faire taire, il s’agit de détourner l’attention des citoyens des choix de la majorité municipale : ceux-ci s’alignent en vérité sur les projets avancés par les puissances d’argent, les acteurs économiques dominants (banques, BTP, immobilier). Ces choix font le jeu des forces politiques qui sont à leurs services.( La fermeture d’un groupe scolaire « avant qu’il ne soit trop tard *» précède et procède de cet alignement au service de la politique de casse du service public de la droite au pouvoir) .

Se revendiquer, alors, comme « de gauche » ne peut conduire qu’ au double langage et à l’équivoque; cette posture est destinée à nuire au développement durable de la politique en en éloignant, voire en en dégoutant, les citoyens.

Yann Le Pennec

* « Lorsque l’on veut le bien, trop tard, n’existe pas » QuintillienMarianne-bandeau.jpg


 

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Published by Le Mammouth - dans Politique
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