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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 07:29

PoingGranville, ou les deux facettes d’une cité.

 

De Granville, on a surtout l’image d’une vieille ville escarpée, tournée vers la mer.

Une ville donc agréable, au passé évocateur, une de ces cités où il fait bon flâner pour y humer les traces de générations de marins ayant fait son histoire comme y chercher les reflets des premières émotions du jeune Christian Dior.

Il y a une autre face à cette ville, moins reluisante mais bien plus préoccupante : l’avenir de l’école. Enfin, celle de l’école publique.

En 1981, 2 186 enfants de Granville dans les écoles publiques et confessionnelles, 1 450 dans les écoles publiques, 736 dans le privé, soit la moitié.

Aujourd’hui, donc trente ans après tout juste, 1 151 enfants de Granville (et des communes alentours pour certains) fréquentent les écoles.

1 151, soit la moitié !

Ces élèves continuent à se répartir entre l’école publique et dans l’école privée : 552 enfants dans les 4 écoles publiques, et 599 dans les écoles confessionnelles !

Et oui : il y a plus d’élèves dans le privé que dans le public… triste record…

On ne peut que s’interroger sur la politique de la ville suivie ces dernières décennies, aussi bien dans la conduite du suivi des logements sociaux que dans celle touchant directement l’école, c’est à dire le péri-scolaire, qui existe, maintenant.

Le privé a mis en place des structures d’accueil avant et après l’école depuis longtemps.

Le privé accueille les 2 ans sans soucis quand l’inspection académique restreint au maximum la possibilité de les inscrire en fixant un quota aux écoles.

Cette concurrence déloyale, liée à une frénésie immobilière délirante a donc entrainé une fermeture très importante du nombre de classes sur Granville.

Mais la baisse démographique continue.

Tant et si bien que des bruits courent : il s’agirait maintenant de fermer une école ! D’ailleurs, la municipalité l’a annoncée cette fermeture. Mais quelle école ? Publique, bien sûr… mais pas dans le centre-ville…

Alors laquelle ? Curie ? Ferry ? Macé ?

Service public

Tentez votre chance ! Toutes les réponses sont bonnes ! A qui le pompon ?

Drôle de champ de foire ou l’absence de réelle concertation laisse la place à toutes les interprétations.

Et à toutes les actions : les parents se sont mobilisés, regroupés, refusent toute fermeture d’école, et attendent une réelle discussion promise par la mairie, mais qui ne vient pas…

Il nous faut rappeler donc que les élèves d’aujourd’hui sont les habitants de demain !

S’il n’y a plus d’école, les adultes de demain ne s’installeront pas dans cette ville.

Que restera-t-il alors à Granville ?

 

Jean-Paul de Roubin, co-secrétaire départemental du SNUipp-FSU 50

 

Rappel du Mammouth :

Tous à Granville vendredi 16 décembre à 17h au Calvaire pour la défense d'un groupe scolaire. Amenez de quoi faire du bruit !

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Published by Le Mammouth - dans Luttes
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