Jeudi 17 janvier 2008
On ne l'entendait plus. Elle ne se montrait pas non plus, hormis bien sûr dans les palaces sarkozystes. Pourtant, bras armé en taileur Dior de son Prince-Président d'ami et
complice, elle vient de faire basculer le système judiciaire français vers l'arbitraire.Sous sa robe noire de magistrate Paris-Matchisée, elle cachait un projet de loi assassin pour la justice de notre pays. Une sorte de cage de fer sous maroquin rose. Son cheval de Troie pour faire passer la pillule : la lutte contre la pédophilie, les assassins d'enfants et les fous furieux violeurs et dépeceurs. Qui donc irait oser, même au nom du Droit, se risquer à défendre ceux-là? Vous vous voyez défiler pour soutenir les violenteurs d'enfants ou assassins de mémés? Le gouvernement a joué sur du velours.
C'est pour cette raison, que dans un hémicycle presque vide (pléonasme!) , Elisabeth Guigou, avocate commise d'office des combats abandonnés par le PS et l'opposition, a fustigé avec des vrais mais trop tardifs arguments le projet de la ministre aux dents longues.
De quoi s'agit-il au départ dans cette loi? Tout simplement de maintenir hors de la société quelques grands criminels. Une quinzaine au bas mot. Déjà, on pouvait se poser la question de la pertinence de la réforme, vu qu'il suffisait de les condamner à des peines longues et incompressibles et à une obligation de soins. C'eut été trop facile. Non. Leur peine terminée, pariant sur les risques de récidives, la loi, sur la foi d'une "commision", prévoit de les maintenir dans l'enfermement jusqu'à... on ne sait pas. On verra!

Déjà, même pour les grands criminels, cette disposition qui fait fi de tous les grands principes de la justice est révoltante. Eh bien non content de cela, le gouvernement a soufflé quelques amendements scélérats à des députés complices. Et la disposition s'est étendue aux criminels condamnés à quinze ans d'emprisonnements pour atteinte à la personne. Comme si cela ne suffisait pas, Rachida Dati en a profité pour en remettre une louche d'iniquité en rendant la loi rétroactive. Et de quinze condamnés nous sommes passés à quelques milliers. Qui une foi jugés et leur peine accomplie pourront croupir dans les geiles complices ad vitam eternam, si une "commission" aux ordres du prince n'ordonne pas leur libération.
Des sortes de bastilles new-look, ou le Droit est enfermé dans les oubliettes de l'Histoire.
On commence par les pédophiles. Pas grave. Nous ne sommes pas pédophiles. On continue par les auteurs de violences. Qu'importe, nous ne sommes pas violents. On s'attaquera ensuite aux voleurs. Pourquoi pas, puisque nous sommes honnêtes. Et quand viendra le tour des jugements politiques qui parlera pour nous?
par Le Mammouth
publié dans :
Dati, le contrat de défiance!
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Résistance 2007
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