Lundi 12 février 2007
Pour un sacré dimanche, hier ça a été un sacré dimanche. Difficile d'échapper au pilonnage présidentiel des deux champions des médias et aux plats serviles du service public.Parlons de Ségolène d'abord. Dans son grand show de la candidate de gauche retrouvée. Pour la circonstance elle avait remisé ses tenues blanches et bleues de Vierge Marie Mitterandienne. Toute de rouge vêtue. Au moins ça se voyait de l'extérieur. Bon, ne soyons pas mesquins, dans ses 100 propositions il y avait un peu de social. Il ne faut pas désespérer le peuple socialiste, nest-ce pas? D'ailleurs, il était rassemblé là tout entier. Il ne manquait pas un calicot, pas une banderolle. Tous les éléphants barrissaient au premier rang de ce le grand barnum présidentiel. Hormis l'ectoplasme de l'Ile de Ré toujours boudeur. De toute façon, ça tombe bien, on veut l'oublier celui-là! Et plein de jeunes socialistes. Etonnant d'ailleurs de voir tous ces jeunes enthousiasmés par une candidate social-libérale relookée. Le Mammouth pensait que la jeunesse visait des idéaux inaccessibles et utopiques. Il faut croire que cette société-là nous a bien plombé les rêves juvéniles et qu'elle est tellement mauvais qu'elle a changé la jeunesse.
Et puis, on a eu droit à Sarko. Sarko, le roué, le madré. Sarko faisant patte de velours dans le temple du peuple de gauche, la Mutualité. Avec en toile de fond de son discours démagogique une brochette de politicards fatigués mais toujours avides de pouvoir, de vieux renards ralliés à l'œil matois sous la paupière tombante et de jeunes loups à la babine ultralibérale n'osant pas dévoiler trop ouvertement leur dentition de prédateurs.
Reste la cerise sur le gâteau. Le passeur de plat professionnel du service public, l'inoxydable et servile Michel Drucker, invitant pour la énième fois, la douairière de l'Elysée, la championne en économie domestique et en frais de bouche payés par le contribuable, l'argentière des pièces jaunes rafflés au fonc des porte-monnaie :Bernadette Chirac, venue nous parler de ses chiens, de son mari, de sa bonne ville et de sa chorale de vieux.
Et la politique, la vraie dans tout cela. Celle que nous attendons tous. Celle pour qui beaucoup d'entre nous se battent. Absente encore une fois. Comme toujours.
Le Mammouth
