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Mercredi 14 mai 2008
Demain 15 mai, en grève!
Rendez-vous aux AG, rendez-vous dans les manifs!

Montrons à Bling-Bling 1er que nous ne nous laisserons pas faire et qu'une autre société est possible. mais que nous rejetons la sienne.
No pasaran!

Les préavis de grève se multiplient
!


Retraites et emploi dans la Fonction publique
: les sujets qui fâchent!

Une grève qui s'annonce massive!

Fonction publique et école en grève

par Le Mammouth publié dans : Luttes communauté : Résistance 2007
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Samedi 10 mai 2008
Le mouvement d’opposition aux mesures annoncées par le ministère de l’Education Nationale ne cesse de prendre de l’ampleur. Ce mouvement n’est pas, comme Xavier Darcos aimerait s’en convaincre, l’expression d’on ne sait quelle angoisse inhérente à l’adolescence.

Le fait est que plus de 80 % des conseils d’administration des lycées publics ont d’ores et déjà refusé de voter le dotation horaire globale de la rentrée 2008. Le fait est que dans de nombreux établissements, les professeurs ont d’ores et déjà annoncé qu’ils refuseraient les heures supplémentaires. Voilà qui atteste les limites de l’explication psychologisante que le ministre de l’Education Nationale a récemment avancée. Le mouvement auquel on assiste depuis trois semaines manifeste la volonté d’enrayer le processus de délitement de l’école publique que la suppression annoncée de 11200 postes ne manquera pas d’accélérer. On ne saurait arguer de la démographie pour justifier de telles coupes sombres. Toutes les filières seront en effet touchées par ces suppressions de postes, y compris l’enseignement professionnel, filière qui est pourtant en plein essor. L’argument démographique, qui plus est, procède d’une bien curieuse géométrie : on s’apprête à supprimer plus de 6700 postes dans les lycées alors que la baisse attendue est de 14000 élèves (ce qui revient à supprimer un poste pour deux élèves en moins) ; dans les écoles maternelles et primaires, on ne créera, en revanche, qu’un seul poste pour 53 élèves en plus. Ce n’est pas tout : il y a fort à craindre que les établissements les moins favorisés subissent de plein fouet les conséquences de ses mesures. Celles-ci ne feront qu’aggraver les difficultés que ces établissements cumulent déjà et ne manqueront pas de creuser encore les inégalités qui existent déjà entre les établissement cotés et ceux que tous cherchent à fuir. Autant de raisons qui nous ont incités à rédiger l’appel ci-après ''(...)''. L’UFAL ne réduit pas la question de l’école à celle des moyens : elle n’a eu de cesse de dénoncer, dans les colonnes de la revue du secteur-école, les réformes menées depuis 30 ans qui ont concouru à l’abaissement de l’école publique. En valorisant les sciences de l’éducation plutôt que les contenus disciplinaires ''(...)'', l’épanouissement de l’enfant plutôt que l’instruction de l’élève, l’adaptation à la demande sociale plutôt que la confrontation aux œuvres de l’esprit, la culture de l’immédiateté plutôt que celle des Humanités ''(...)'', les réformes successives ont affaibli l’école publique et, par là-même, préparé sa marchandisation. Dans ce contexte déjà désastreux, la suppression de 11200 postes ne pourra que l’affaiblir un peu plus. C’est pourquoi nous vous invitons à signer cet appel.

Non aux suppressions de postes

Pour une Ecole publique digne de ce nom

Signer la pétition


Nous, parents, élèves et étudiants, enseignants, citoyens, nous appelons à renforcer le mouvement populaire d’opposition à la suppression de 11 200 postes dans l’Éducation Nationale, annoncée par le ministre Xavier Darcos.

En effet, on ne peut justifier cette suppression en disant que l’encadrement moyen en France est de 10,5 élèves par enseignant : il existe des classes à effectifs réduits, des dédoublements, des groupes de soutien. Faut-il les supprimer ? Peut-on par ailleurs étudier et enseigner efficacement dans des classes surchargées ? Encore une fois, ce seront les élèves les plus en difficulté, scolairement et souvent socialement, qui en feront les frais.

Et on ne peut pas répondre que ces suppressions de postes seront compensées en heures supplémentaires. Outre que, dans l’Éducation Nationale, les heures supplémentaires sont mal payées et qu’on entend donc obtenir des enseignants qu’ils travaillent plus pour gagner moins, les enseignants ont besoin de temps libre pour préparer efficacement leurs cours et corriger leurs copies.

En fait, on sait que cette réduction est destinée à être suivie d’autres réductions dans les années à venir, qui enlèveront à l’enseignement public encore de son efficacité. Quand le quantitatif devient aussi désastreux, il ne peut que nuire à cette qualité que le ministre prétend viser.
On sait aussi que ces coupes sombres doivent aller de pair avec un nouveau dégraissage dans les horaires d’enseignement. En témoigne déjà la réforme des lycées professionnels dont les élèves, très souvent en difficulté, n’auront que trois ans au lieu de quatre pour préparer un bac pro, sans avoir à mi-parcours l’acquis d’un BEP. Cela en découragera un grand nombre et dévalorisera le bac pro : ainsi le ministre, prétendant élever le niveau des qualifications, travaille à le faire baisser.

En témoignent aussi les projets annoncés de réforme du lycée général et technique, avec réduction d’horaires et coupes sombres sur les options, dans la continuité aggravée des décennies passées.

Le ministre affecte par ailleurs de vouloir ramener l’école à sa fonction d’instruction, avec des programmes clairs, simples, axés sur des contenus consistants et laissant liberté pédagogique aux enseignants. C’est ce que nous réclamons depuis longtemps. Mais que valent ces effets d’annonce quand les moyens sont encore diminués ?

On ne peut pas devenir plus savant avec moins d’heures d’enseignement. Ainsi la suppression des heures du samedi matin dans le primaire est scandaleuse. Elles seront, nous dit-on, remplacées par des heures de soutien, c’est-à-dire pour remédier aux dégâts précisément causés par la réduction des heures !

Par exemple, à l’heure actuelle un élève sortant du collège a reçu depuis le début de sa scolarité 800 heures de français de moins qu’en 1976. Il importe de revenir à des horaires substantiels, notamment dans les disciplines fondamentales, mais aussi dans toutes les disciplines à vocation générale qui concourent à former l’homme et le citoyen. Ces horaires d’enseignement, (comprenant les travaux dirigés faits en classe sous la conduite du professeur), ainsi que des horaires supplémentaires de soutien et d’étude, sont particulièrement nécessaires pour préserver le droit à l’instruction de ceux qui ne sont pas aidés par leurs familles ou portés par leur milieu.

On peut certes espérer que de meilleurs programmes et des pédagogies plus efficaces centrées sur les contenus disciplinaires améliorent à terme le niveau des élèves, sous réserve que les moyens nécessaires soient mis en œuvre Mais en attendant qu’ils produisent leurs effets, il est nécessaire de panser les plaies pour ceux qui sont déjà engagés dans le cursus scolaire : les cours, les heures dédoublées, les options, le soutien leur sont doublement indispensables.

Moins que jamais, par conséquent, il ne peut être question de procéder à des coupes sombres dans l’Éducation Nationale. Celles qu’on nous annonce ne sont qu’une étape, après d’autres, dans le processus de marchandisation de l’éducation prévu par l’Accord Général sur le Commerce des Services : il s’agit de vider le service public d’enseignement de son contenu, renvoyant les élèves dont les parents en ont les moyens vers des officines de cours complémentaires (financées à 50 % par l’État via les réductions d’impôt !) ou vers des établissements privés.

Par le Secteur Ecole de l’UFAL

Signer la pétition

par Le Mammouth publié dans : Luttes communauté : Résistance 2007
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Samedi 26 avril 2008
Communiqué commun des organisations syndicales de la Fonction publique :
CGT, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC

En plus de cet appel commun à 5, il y aura un appel "séparé" de la CFDT et aussi celui de FO (plan confédéral)... (Quand on peut faite compliqué et peu lisible, pourquoi se priver -note du Mammouth!-)



POUR DEFENDRE ET AMELIORER LA FONCTION PUBLIQUE !
Place à la mobilisation

Le projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels » validé par le Conseil des ministres est en cours d’examen au Sénat. S’y retrouvent toutes les mesures dont les organisations syndicales ont unanimement demandé le retrait, des mesures lourdes de conséquences pour les personnels et le service public sans le moindre dialogue social.
L’objectif essentiel est de faciliter les suppressions massives de postes dans la Fonction publique (35000 à 40000 emplois par an), en articulation avec les mesures annoncées dans le cadre de la Révision Générale des Politiques publiques. Cette RGPP traduit le profond désengagement de l’Etat. Elle induit l’affaiblissement voire la suppression ou la privatisation de missions et de services ainsi que la détérioration des conditions de travail et l’accroissement de la précarité.
C’est bien un plan social qui s’annonce à la Fonction Publique même si le Gouvernement en refuse l’appellation ! A cela s’ajoutent les pertes de pouvoir d’achat des personnels.
La Révision Générale des Politiques Publiques comme la réforme de l’Etat se mettent en œuvre sans débat public, sans que soient posées la question des missions de service public et celle des besoins des usagers et des citoyens sur l’ensemble du territoire.
Pour une Fonction publique et des services publics de progrès social au service de la population, nous exigeons :
un véritable débat démocratique sur la réforme de l’Etat et de la Fonction publique en partant des besoins de tous ;
un emploi public, statutaire et qualifié, permettant des services publics de qualité accessibles sur l’ensemble du territoire ;
l’amélioration du statut du fonctionnaire qui garantit la neutralité, l’impartialité et l’indépendance des agents dans l’exercice de leurs missions ;
un développement de la mobilité choisie qui s'oppose à la mobilité subie et l'abandon du recours à l'intérim.
Les organisations signataires appellent les personnels à se mobiliser entre le 13 et le 17 mai et à associer l’ensemble de la population à leurs actions.
Elles décident de faire du jeudi 15 mai, une étape massive et rassemblée de la mobilisation notamment par la grève et/ou des manifestations.
Le 25 avril 2008
par Le Mammouth publié dans : Luttes communauté : Résistance 2007
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Jeudi 24 avril 2008
Le Mammouth a reçu ça :

Réseau "Sortir du nucléaire"
- Fédération de 820 associations

Communiqué de presse du mercredi 23 avril 2008 - minuit

 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce la mise en garde à vue de son militant Jean Marcon

Ce mercredi 23 avril vers 18h30, une dizaine de policiers ont fait irruption à Pertuis (84) chez Jean Marcon, président de l'association Médiane et représentant du Réseau "Sortir du nucléaire" en Provence. Jean Marcon a été menotté, placé en garde à vue et transféré au commissariat de Manosque. Son appartement a été laissé dans un état déplorable par la police (cf photo ci-dessous).
 
Le prétexte de cette arrestation est la simple diffusion d'un tract dénonçant la construction en cours du réacteur ITER à Cadarache (13), non loin de Pertuis. Or, bien qu'étant en pointe dans la lutte contre ITER, l'association Médiane assure qu'elle n'est pas responsable de ce tract.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce cette arrestation arbitraire et demande la libération immédiate de Jean Marcon. Des militants antinucléaires sont rassemblés ce soir devant le commissariat de Manosque.
 
Après la mise en garde à vue par la DST, le 25 avril dernier, de Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", cette nouvelle arrestation démontre qu'il y a en France une véritable "chasse aux militants antinucléaires". Cette inquiétante dérive est à mettre en regard de l'obsession pronucléaire de M Sarkozy et de ses efforts pour vendre du nucléaire à des dictatures (Lybie, Chine, etc).
 
La France est de moins en moins bien placée pour donner des leçons au reste du monde au sujets des Droits de l'homme, et cela est en particulier dû à la politique nucléaire, civile et militaire, de la France. Le nucléaire ne nuit pas seulement à l'environnement mais aussi à la Démocratie.
 
NB : tout citoyen est invité à s'adresser au commissariat de Manoque (Tel : 04 92 70 17 00 - Fax : 04 92 70 17 16) pour réclamer la libération de Jean Marcon
par Le Mammouth publié dans : Luttes communauté : Résistance 2007
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Jeudi 17 avril 2008
Une pétition pour défendre le service public vient d'être lancé. Vous en trouverez ci-après le texte et le lien pour signer vous-mêmes si celui-ci vous plaît.

Deux remarques :
- je publie de moins en moins souvent des appels à signer des pétitions, car le nombre de pétitions en ligne est de plus en plus grand quand les actions elles-mêmes diminuent. Souvent je sais qu'il est préférable de faire une réunion, avec peut être moins de personnes, mais plus d'échanges, que de pétitionner sans action. Notre travail reste avant tout de redonner confiance dans les idées progressistes d'abord aux "personnes déjà convaincues" qui pourront alors transmettre ces idées qu'il y a bien un espace politique pour changer le monde.


- il faudrait éviter, ce que le texte ci-après ne fait pas toujours, de distinguer les travailleurs du public et ceux du privé. Ce n'est pas en raison de différences entre les personnes qui oeuvrent dans le public ou le privé, mais en raison de l'objectif du management qu'il faut distinguer entre le public et le privé (le bénéfice ou le bien-être général ?) . Malheureusement, des maladies du management privé s'incrustent dans le service public : petits-chefs, violence au travail, mise en avant d'objectifs chiffrables et abandon de l'accompagnement, notamment des personnes les plus en difficultés devant l'administration... On ne peut défendre le service public aujourd'hui sans pointer ces dérives, ni oublier qu'au nom du "public", on nous a aussi fait avaler de sacré couleuvres (le nucléaire par exemple), et que la défense du service public passe aujourd'hui par l'organisation de sa transparence et l'ouverture aux usagers et aux citoyens.

Pourtant, malgré ces deux réserves, je vous envoie aujourd'hui cette pétition. Pour des raisons simples :
- quand un coup de cette ampleur est parti, il faut assurer son succès : face aux attaques (les "réformes" de l'Etat) il faut serrer les coudes.
- pour obtenir des changements, y compris dans la mentalité des personnes avec qui on partage de nombreux points de vues, mais pas tous... il faut être avec eux dans les combats.

Je crois que la rénovation du service public est nécessaire. L'immobilisme se ferait au détriment des populations auxquelles ces structures doivent rendre service. Mais je refuse la "rénovation de droite" en cours. Celle-ci ne se résume pas seulement à la privatisation, mais aussi à la façon dont la droite (et le centre PS, cette dérive a dépassé les clivages...) fixe des objectifs au service public: les chiffres avant le service, (avec les abbérations comme dans le traitement des migrants ou la policie payée au "rendement") ou encore les formes d'encadrement - et parfois les abus inverses des encadrés qui oublient les publics auxquels ils rendent service.

Défendre le renouveau du service public en l'européanisant et en lui associant les citoyens et non les actionnaires.

Hervé Le Crosnier

http://service-public-notre-richesse.fr/


Le service public est notre richesse,
Mobilisons-nous !
par Le Mammouth publié dans : Luttes communauté : Résistance 2007
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