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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 08:12
Images des colonies.

Sur cette photo piquée dans Libération du 26 juin, on a un petit raccourci de ce qu'éprouve la métropole envers ses départements d'Outremer.

Quelques flics de type bien européen ( venus probablemement à nos frais de métropole) surveillent une population créole, rigolarde et désabusée derrière des barrières protectrices. Le prince Sarkoléon va passer!

Bien sûr, avant luic'était déjà un peu ( beaucoup?) comme cela. Mais, avec là c'est de pire en pire. Et ce n'est pas fini!

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 07:58
Les services de police effectuent, sans doute, un travail qui les expose à des situations de danger quand ils sont confrontés à des affaires de banditisme ou de terrorisme ou encore quand ils doivent maîtriser des forcenés ou des personnes en état de grande excitation. Il est parfaitement concevable que la nécessité d’intervenir de façon préventive tant pour leur sécurité que pour celle du public  les amènent à utiliser la force physique pour neutraliser des criminels potentiels en anticipant la violence  et en la maîtrisant avec soudaineté. Tous les citoyens l’admettent volontiers mais ils sont en droit de s’inquiéter quand les mêmes pratiques  sont de plus en plus souvent utilisées de façon habituelle à l’encontre de citoyens qui  exercent leurs libertés d’expression, de réunion et de manifestation, libertés publiques garanties par la Constitution. La brutalité contemporaine des comportements policiers répond clairement à une politique délibérée visant à écraser tout ce qui s’organise  et prétend vivre hors les normes (et non plus les lois) que le pouvoir de plus en plus « monocratique »  veut imposer. Tout contestataire tend, désormais, à apparaître comme une sorte d’ennemi,  projeté comme un indésirable désigné à la vindicte populaire et auquel devrait être appliqué des méthodes  faites de  provocation, d’intimidation, de menaces. L’augmentation spectaculaire des garde-à-vue (+67% entre 2001 et 2007) s’est accompagnée de l’augmentation corrélative des délits d’outrage suite aux réactions de défense de citoyens atteints dans leur dignité, trop souvent humiliés par des pratiques en parfaite contradiction avec le code de déontologie de la police (de quel droit, notamment, certains policiers, se permettent de tutoyer les citoyens retenus ou gardés à vue, les plaquent-ils à terre , les obligent-ils à se déshabiller…sans parler de l’état détestable des cellules). La frénésie sécuritaire du chef de l’Etat obsédé par  « la tolérance zéro » (sauf pour les délits financiers et la corruption) s’est soldée par 21 lois et 21 décrets concernant la sécurité depuis son arrivée au ministère de l’intérieur et par 6 lois sur la détention provisoire. La culture de la peur développée au cours de la campagne électorale a déjà ciblé les immigrés, les jeunes présentés non comme promesse d’avenir mais comme menace potentielle ; elle s’étend désormais à tous ceux qui veulent contester le fonctionnement autocratique d’un pouvoir acharné à restreindre les libertés publiques pour étouffer toute velléité de résistance populaire.

Ainsi la répugnante toile d’araignée de la peur s’installe en chaque citoyen vivant dans la crainte d’être la prochaine victime, à moins que ce ne soit un proche, conjoint, parent, enfant.( Un écolier âgé de 6 ans vient d’être cueilli à la sortie de l’école par six policiers arrivés dans deux voitures pour un vol de vélo !! et interrogé pendant deux heures...!) L’usage politique de la peur (des étrangers, en particulier et même des jeunes*) vise à diviser, isoler, fractionner en détournant l’attention des individus de l’insécurité qui menace leur l’environnement, leur emploi, leur santé, l’éducation de leurs enfants. L’exigence démultipliée de  protection et de sécurité cultivée par cet usage politique en vient à créer  une insécurité encore plus grande que celle qu’elle prétend combattre.  Repliant chacun sur lui-même aux dépends de la solidarité et de la fraternité humaines, la culture de la peur constitue un instrument pour dissuader les citoyens de s’intéresser à la Res publica , à ce qui doit les réunir dans le recherche du bien commun et de la paix sociale.

Vivre en démocratie, c’est être délivré de la peur.

                                          Granville, le 4 juin 2009

                                          Yann Le Pennec
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 07:40
LE COLLECTIF CONTRE LE RACISME ET LES IDEES D'EXTREME DROITE  VOUS ATTEND TOUS, C'EST IMPORTANT

PARCE QUE RESISTER EST LE SEUL REMEDE CONTRE L'INTOLERABLE


le vendredi 5 juin

  • à 18 heures :
à un rassemblement festif devant l’'école de l’'Amont Quentin à Cherbourg Octeville
( amenez de quoi faire du bruit ou de la musique)

  • de 18 heures 15 à 19 heures :
au défilé qui traversera le quartier des Provinces pour rejoindre la Mairie de la Butte

  • à 19 heures à la Mairie de la Butte :
au parrainage républicain de la famille Kostyukov
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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 07:56
Quand le prêtre formera l'instituteur

On assiste à un assaut sans précédent pour tenter d'affaiblir l'enseignement républicain et laïque au profit de l'enseignement privé et confessionnel. En principe, la République " ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte ". En coulisse, tout est fait pour torpiller l'esprit de cette loi dès qu'il s'agit d'éducation nationale.

Dans la plus grande discrétion, tout un pan du discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Saint-Jean-de-Latran vient d'entrer en vigueur. On se souvient de cette phrase dans laquelle le président plaçait le prêtre au-dessus de l'instituteur " dans la transmission des valeurs ". Depuis, il a tenté de minimiser. Ces mots traduisent pourtant une vision de la transmission et de l'enseignement que son gouvernement applique à la lettre.

Dans une autre partie de son discours, moins célèbre, le président regrettait que la République ne reconnaisse pas la " valeur des diplômes délivrés par les établissements d'enseignement supérieur catholique ". On pensait à la reconnaissance de diplôme de théologie... Ils n'ont pas à être validés par la République puisqu'elle ne " reconnaît aucun culte ". Mais le président s'obstine. Notamment avec l'arrière-pensée de pouvoir estampiller la formation des imams rêvée par le ministère de l'intérieur mais dispensée par la Catho. Un bricolage qui ne fait que renforcer l'impression d'une gestion postcoloniale de l'islam, donc la propagande islamiste. Tout en tuant à coup sûr l'esprit de 1905.

L'affaire est plus grave qu'il n'y paraît. Les décrets de cet accord - signé en catimini entre la France et le Vatican le 18 décembre 2008 - viennent de tomber. Ils prévoient la " reconnaissance mutuelle des diplômes de l'enseignement supérieur délivré sous l'autorité compétente de l'une des parties ". Or cette " reconnaissance " ne vaut pas seulement pour les matières théologiques mais aussi profanes. Autrement dit, le baccalauréat ou d'éventuels masters.

L'accord feint d'appliquer une directive européenne (le processus de Bologne), pensée pour reconnaître les diplômes étrangers, mais il change de nature à partir du moment où il est signé avec le Vatican, pour " reconnaître " des diplômes délivrés sur le sol français par des établissements de l'Eglise. Ce qui revient non seulement à casser le monopole des diplômes qu'avait l'Etat depuis 1880, mais aussi l'esprit de l'article 2 de la loi de 1905.

Jusqu'ici, les établissements catholiques privés pouvaient parfaitement préparer des élèves au bac, mais ceux-ci devaient passer leur diplôme avec tous les autres. Petite astuce connue des professeurs : de nombreux établissements privés choisissent de ne présenter que les meilleurs élèves sous leurs couleurs et d'envoyer les autres en candidats libres pour améliorer leur score de réussite au bac. Appâtés par des pourcentages tournant autour de 100 %, de plus en plus de parents se tournent vers ces établissements au détriment de l'école publique.

Le gouvernement fait tout pour encourager ce choix : démantèlement de la carte scolaire, baisse du nombre de professeurs dans le public... Le plan banlieue est à sec, mais on racle les fonds de tiroirs pour financer - sur fonds publics - l'ouverture de 50 classes privées catholiques dans les quartiers populaires. Un grand lycée Jean-Paul-II est sur les rails. Un collège tenu par l'Opus Dei est déjà sous contrat.

Il ne manquait plus que ça : la fin du diplôme d'Etat... Justement au moment où l'Etat annonce vouloir supprimer les IUFM, brader les concours, et remplacer leur formation par un master que pourrait préparer n'importe quel établissement privé. Comme ça, en plus de délivrer le baccalauréat, le Vatican pourra ouvrir des masters destinés directement aux futurs enseignants.

Un comité 1905 vient de porter plainte devant le Conseil d'Etat. S'il n'obtient pas gain de cause, le prêtre aura le champ libre pour reprendre la main sur l'instituteur.

Caroline Fourest

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 10:50

A diffuser largement
Signez la pétition :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article83609#sp83609

Rassemblements de soutien lundi 04 et mardi 05 à 9h00 place st Michel pour les procès

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Soutien aux 49 inculpés de la manifestation du 19 mars

Appel unitaire

Suite à la manifestation interprofessionnelle parisienne du 19 mars ayant réunie 350 000 personnes et dont la dispersion était prévue place de la Nation et alors que plusieurs milliers de manifestants étaient encore sur la place, la police a procédé a des charges de dispersion alors que l’énorme manifestation se terminait tranquillement.

Un dispositif policier impressionnant était en place et les accès au métro comme à la place étaient condamnés : en fait tout cela ressemblait à la mise en place préméditée d’une véritable souricière. Les jeunes restés sur la place à écouter de la musique se sont fait gazer et charger. En moins d’une heure, 300 personnes étaient arrêtées et 49 sont passées de la simple interpellation à la mise en examen : tout semblait organisé pour accélérer les procédures "judiciaires".

Aux arrestations musclées s’ajoutent les violences contre des dizaines de jeunes manifestants sur la place et aux abords du lieu de dispersion.

Du jamais vu !

Nous ne pouvons accepter que des manifestants exerçant un droit légitime soient ainsi réprimés, menacés et risquent d’être condamnés pour avoir publiquement exprimé leur opinion comme près de 3,5 millions de personnes partout en France le même jour. De plus, le contrôle judiciaire particulièrement rigoureux comporte, en plus d’une obligation de pointer au TGI, une interdiction de participer à une quelconque manifestation.

Compte tenu de l’ampleur sans précédent de ces événements, nous, citoyennes et citoyens, organisations politiques, syndicales et associatives souhaitons rappeler notre engagement en faveur de la défense des libertés individuelles fondamentales, dont celle de manifester.

Les personnes poursuivies seront jugées les 06 avril et 04, 05, 09 et 22 mai pour violence avec arme par destination à l’encontre de personne dépositaire de l’ordre public, outrage, rébellion.... [...]

Rassemblements de soutien lundi 04 et mardi 05 à 9h00 place st Michel pour les procès

Premiers signataires :
AC ! - Agir ensemble contre le chômage, Attac Campus, CGT Métro-Rer, CNT-FTE, Collectif Bellaciao, Conscience Sud, Fédération Anarchiste (FA), Fédération Sud Education, Fédération Sud Etudiant, Fédération syndicale étudiante (FSE), Fédération syndicale unitaire (FSU), Fondation Copernic, Marches européennes contre le chômage, Marxistes Unitaires, Mouvement des quartiers pour la justice sociale (MQJS), Mouvement des jeunes communistes français (MJCF), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti communiste français-fédération de Paris (PCF 75), PRCF, Union syndicale Solidaires, Respaix Génération Conscience, Réveil des Consciences, Sud Lycéen, Union départementale CGT Paris (CGT 75), Fédération CGT des sociétés d’études

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Refusons la criminalisation du mouvement social, refusons la division et les provocations (video + photos)
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article84930

Lors du débat organisé par l’association Désirs d’Avenir ce soir dans la Mairie du 4ème arrondissement de Paris sur le sujet de la Fraternité, nous, membres du comité de soutien, de Bellaciao, du PCF, de la CGT, entre autres, avons interpellé Ségolène Royal, Christiane Taubira, Régis Debray, ainsi que l’assistance, venue nombreuse, sur la question de la criminalisation du mouvement social, et notamment sur les 49 inculpés de la place de la Nation le 19 mars dernier.

C’était bien pour nous une question actuelle et vivante de fraternité et de solidarité.

Nous leur avons exposé le sens de notre combat et leur avons demandé leur solidarité active, car la fraternité ne peut pas être seulement un sujet de réflexion mais doit être aussi solidarité en actes.

Nous avons remis l’appel unitaire à Ségolène Royal, qui nous a écoutés et qui a pris connaissance de l’appel.

Nous espérons, sans aucun esprit partisan ou de chapelle, que les participants vont comprendre ces combats, faire profiter le mouvement social de leur popularité et de leur médiatisation, pour nous soutenir, se saisir de cette question brûlante, qui nous concerne toutes et tous, de Paris à Saint Nazaire en passant par Strasbourg, Nouméa et Pointe-à-Pitre.

Nous avons aussi évoqué Julien Coupat, toujours détenu depuis le 11 novembre 2009 - 6 mois maintenant.

Non, ce n’est pas aux manifestants, aux militants de gauche, de juger a priori les personnes interpellées, sur la foi de ce que daigne nous transmettre le pouvoir en place et les médias complices, ce n’est pas à nous de faire le tri entre un supposé bon grain et une prétendue mauvaise ivraie.

On veut nous rendre policier les uns des autres, c’est parfois tentant, mais il y a assez de policiers comme cela dans ce pays !

Souvent, les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être, les personnes ne sont pas ce qu’on pense qu’elles sont a priori : les résistants de 39-45 étaient des terroristes aux yeux du pouvoir en place, mais pour nous , ce seront toujours les combattants de la liberté !

Le terme de "casseurs" pour désigner ces 49 interpelés est un terme absurde, que nous récusons absolument, qui ne recouvre aucune réalité juridique, et qui est fait pour effrayer les citoyens et décrédibiliser les manifestations et les luttes.

Jeunes, moins jeunes, étudiants, salariés, chômeurs, enseignants, syndiqués ou pas, encartés ou pas, dans les manifestations, dans les usines, dans les universités, nous devons êtres unis et solidaires, sans condition et sans a priori, face au gouvernement et à la répression.

La justice, que nous espérons encore assez indépendante pour faire preuve d’objectivité et d’impartialité, tranchera, mais en attendant, ce que nous demandons, c’est l’application stricte de la présomption d’innocence et la solidarité de nos semblables pour tous les interpelés.

La justice, le respect des droits fondamentaux acquis depuis 1789, 1936, 1945, 1968... c’est valable pour tous, Y COMPRIS les militants DE GAUCHE ET D’EXTRÊME GAUCHE, qu’ils soient socialistes, communistes, anarchistes, écologistes ...que l’on partage les mêmes opinions ou pas.


La fraternité dont il était question ce soir dans cette conférence intéressante n’a de sens que si nous savons apporter notre soutien à celles et ceux que nous pensons être différents de nous.

Seuls et isolés, nous ne pourrons rien, unis , nous pouvons tout.

La solidarité ne se mégote pas , la fraternité ne se divise pas !
Nous comptons sur votre solidarité active, à toutes et à tous.

Signez la pétition :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article83609#sp83609

Rassemblements de soutien lundi 04 et mardi 05 à 9h00 place st Michel pour les procès

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Collectif Bellaciao
http://bellaciao.org/fr
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 08:17
Soutien aux inculpés du 11 novembre, à julien Coupat et aux autres, http://www.soutien11novembre.org  c'est ici que vous trouverez des infos et l'annonce des initiatives prises en faveur des inculpés de Tarnac.
Ce site recense les comités, les manifs, des articles à télécharger et de quoi protester contre ce déni de justice qu'est l'inculpation des jeuens de Tarnce et le maintien en détention de Julien Coupat.
 

Lu sur le site :


"Au mois de mai de nouvelles actions contre l’antiterrorisme auront lieu partout en France, à la manière de ce qui eut lieu au mois de janvier. En attendant le début de cette initiative, notons l’appel à une manifestation contre la répression à Nantes (notamment appelée par les comités de soutien de Nantes et Rennes), le 25 avril.


Face à la répression sociale qui s’exerce aujourd’hui contre les travailleurs, les précaires et les chômeurs. Face à la répression qui s’abat de plus en plus lourdement et indistinctement en Bretagne, et particulièrement en Loire-Atlantique, sur les différentes formes de protestation sociale et politique, Nous appelons à réagir :
- contre les peines de prison à l’encontre de participants aux manifestations des 29 janvier et 19 mars,
- contre la volonté de fichage par l’ADN de manifestants lycéens et d’opposants à l’aéroport de Notre-Dame des Landes,
- contre le procès des défenseurs de l’hôpital de Carhaix,
- contre la répression des actions de redistribution des étudiants de Nantes et Rennes,
- contre les poursuites et gardes à vue à rallonge des militants pour la réunification de la Bretagne,
- contre le délit de redistribution de poissons par les pêcheurs des Côtes d’Armor,
- contre la criminalisation des entarteurs de Notre-Dame des Landes,
- contre les poursuites à l’égard des enseignants pour la sauvegarde du service public d’éducation

Et plus généralement contre les répressions, ici et ailleurs, de ceux qui s’approprient des logements vides, de ceux qui se voient privés de ressources (radiations Assedic, CAF…), de tous ceux et toutes celles qui osent contester l’ordre établi en aidant les sans-papiers, en écrivant ou lisant des livres subversifs… Venez manifester votre solidarité contre toutes les répressions et avec les révoltés le 25 avril à Nantes http://manifdu25.noblogs.org/"
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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 07:59
L'ére de Sarkoléon III est bien celle que nous pensions et dénoncions pendant sa campagne électorale : une petite dictature qui ne dit pas son nom.
Notre dictateur en talonnettes n'a jamais caché son mépris et une certaine forme de haine pour une presse libre.
Six titres de presse, soutenus par Reporters sans Frontières, ont lancé jeudi 8 janvier un appel commun contre la «régression de nos libertés» et les «abus de pouvoir» du président de la République. Ces six titres sont les suivants : Mediapart, Le Nouvel Observateur, Marianne, Charlie Hebdo, Rue 89 et Les Inrockuptibles. Tous les six s'inquiètent des menaces qui pèsent sur la liberté de l'information. A ces menaces s'ajoutent l'offensive lancée par Nicolas Sarkozy contre l'indépendance de la justice, la reprise en mains par le pouvoir exécutif de la télévision publique et les attaques répétées contre le Parlement.
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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 07:57
Entre la Saint Nicolas et Noël Des cadeaux par millions pour le privé

 

SOS Ecole publique de proximité, non aux fermetures d'écoles
Assez de cadeaux à l'enseignement privé

Ni article 89, ni copie remaniée!


On nous refait le coup du fichier Edvige. On nous ressert un faux nez d'article 89.
L'objectif étant de "pousser le bouchon" très loin, pour obtenir à minima le principe du financement du privé hors commune s'il n'y a pas la capacité d'accueil sur la commune.


==> Dans le contexte actuel de casse de l'école publique et de difficultés financières des collectivités locales, il nous paraît nécessaire de s'opposer à nouveau à cette réécriture de l'article 89 qui remet en question la libre administration des communes et favorise l'accroissement du financement du privé sur fonds publics.

On assiste à la tentative de privatisation des grandes missions éducatives de l’Etat. Sous prétexte de diminuer les dépenses publiques on coupe les crédits tout en octroyant des aides au secteur privé.

Les élus de la nation et tous ceux qui au-delà de leur choix politique propre se réclament des principes de séparation des églises et de l'Etat, inscrits dans la loi du 9 décembre 1905 se doivent de rester fidèles au serment de Vincennes :

Le Conseil National d’Action Laïque constitué en juin 1953 organise la résistance autour du principe : " à l’école publique, fonds publics, à l’école privée, fonds privés " Lorsqu’en 1959, la loi Debré institutionnalise le financement public des écoles privées dans le cadre de contrats simples ou d’associations, les laïques descendent dans la rue par centaines de milliers et se rassemblent sur la pelouse du bois de Vincennes le 19 juin 1960. 350 000 personnes représentant 10 813 697 citoyens pétitionnaires prononcent le serment de Vincennes :

Nous faisons le serment solennel de manifester en toutes circonstances et en tous lieux notre irréductible opposition à cette loi contraire à l'évolution historique de la Nation; de lutter sans trêve et sans défaillance jusqu'à son abrogation; et d'obtenir que l'effort scolaire de la République soit uniquement réservé à l'Ecole de la Nation, espoir de notre jeunesse.

 

==> Si l'article 89 est effectivement abrogé comme nous le demandions, une proposition de loi se substituant à cet article vient d'être adoptée par le Sénat:  http://www.senat.fr/dossierleg/ppl08-020.html. Elle doit être débattue à l'Assemblée début 2009.

 Ce texte a pour objet de "garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat d'association et d'encadrer la participation des communes au financement des écoles privées sous contrat d'association lorsqu'elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence".

Comment des élus républicains peuvent-ils évoquer la parité public et privé? Ils oublient que l'enseignement privé ne procède pas du service public mais d'intérêts privés, confessionnels ou patronaux. Il s'agit bien là de  faire bénéficier les écoles privées de financements nouveaux, alors même que les écoles publiques sont confrontées à une austérité budgétaire inédite.

 

"La contribution de la commune de résidence revêt le caractère d'une dépense obligatoire lorsqu'elle ne dispose pas des capacités d'accueil nécessaires à la scolarisation d'un élève dans une école publique".
Le texte du 12 novembre fait l'impasse sur les regroupements pédagogiques intercommunaux qui concernent un grand nombre de communes en France.

Une commune qui n'a plus d'école publique sur son territoire propre, mais dont les élèves sont accueillis dans une autre commune du RPI devra donc financer l'école privée hors commune choisie par les parents.
Un amendement a certes été voté le 10 décembre au Sénat, qui tend à préciser cette inégalité et cette mise en concurrence déloyale avec le public mais il devra être confirmé par l’Assemblée (dès janvier 2009, d'où l'urgence de saisir vos parlementaires).

D’autre part, la dépense deviendrait obligatoire pour les communes  si les familles peuvent justifier de  contraintes liées aux obligations professionnelles des parents, au regroupement de fratrie ou à une raison médicale.
Or ces conditions dérogatoires soumises à l’accord du Maire pour le public, ne vaudraient pas pour le privé sous prétexte de caractère propre et de liberté d’enseignement.
La transparence et le respect de choix des élus imposent que les demandes de dérogation soient soumises à l'avis du maire dans les mêmes conditions pour le public et le privé.

 

Pour autant que nous sachions, notre Constitution n’institue pas l’obligation de financer le privé sous prétexte de liberté d’enseignement mais impose d’une part de ne pas financer le culte, d’autre part que chaque commune dispose d’une école publique.


Or à force de regroupements, fermetures et concentration scolaire dans le public, et non dans le privé, nombre de communes ne disposent plus d’écoles publiques (outre celles qui n’en bénéficiaient déjà pas pour des raisons historiques).


==> Quid des chances de réouverture d'une école publique dans les communes qui n'en ont pas?

Certains secteurs ruraux se transforment en désert laïque et le maintien coûte que coûte d'écoles privées conduit à la fois à une disparition de toute école et à la fois à séparer les enfants dès l'enfance.

Nombre d’écoles privées bénéficiaient déjà de financements indus, malgré la loi. Le financement du privé sur fonds publics s’est déjà considérablement accru, le pourcentage dépassant largement celui des effectifs accueillis, notre pays étant par ailleurs le pays européen qui a le triste privilège de financer le plus le privé.


Ne laissons pas filer les droits chèrement acquis par nos aïeux.

N’hypothéquons pas l’avenir de nos enfants.

 


Priscilla Hembert, Présidente

Collectif pour la promotion et la défense de l’école publique de proximité - CDPEPP
http://ecoledeproximite.lautre.net / 06 22 13 57 29 /ecoledeproximite@yahoo.fr

_________
PS:
A lire et faire lire,
A mettre sous le sapin de Noël: Main basse sur l'école publique !, d'Eddy Khaldi
 
http://ecolesdifferentes.info/OPAentecpub.htm

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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 09:08
Une déclaration de la Libre Pensée

Diplômes catholiques reconnus par la France : l’Union européenne antilaïque est en marche !

Le 18 décembre 2008, la France et le Saint-Siège (nom diplomatique et hypocrite du Vatican) ont signé au Quai d’Orsay un accord sur la reconnaissance des diplômes de « l’enseignement supérieur » catholique.
Voici ce qu’en dit le journal La Croix : « Cette signature, jeudi, sous les ors du grand salon du Quai d’Orsay, est historique. Elle revient sur une situation d’infériorité de l’enseignement supérieur catholique vieille de plus d’un siècle. Car si, en 1875, la IIIe République a proclamé la liberté de l’enseignement supérieur, elle avait très vite, des 1880, à l’initiative de Paul Bert et Jules Ferry, réservé l’attribution des titres universitaires aux seules universités publiques. En 1984, le Conseil d’Etat a estimé que ce principe du monopole d’Etat de la collation des grades universitaires s’imposait même au législateur…
Le processus de Bologne (Union européenne) par lequel 29 Etats européens – dont la France et le Saint-Siège – se sont engagés à établir d’ici à 2010 un espace européen de l’enseignement supérieur, est venu brouiller les cartes. En reconnaissant les diplômes étrangers, la France reconnaissait, de fait, les diplômes délivrés par des institutions catholiques de ses partenaires européens. La République devait aussi reconnaître les diplômes canoniques reconnus chez ses partenaires ».
Il apparaît donc clairement, qu’une fois de plus, l’Union européenne est une machine de guerre contre la République laïque. Elle mérite bien le surnom, donné par la Libre Pensée dès 1954, « d’europe vaticane ».
Une duperie gouvernementale sans nom
Le vendredi 25 janvier 2008, une délégation de la Fédération nationale de la Libre Pensée, conduite par Marc Blondel (Président) avait été reçue par Monsieur Faugère, directeur de Cabinet du Premier ministre, assisté d’une collaboratrice.
La délégation remettait alors une note à Matignon. Celle-ci indiquait : « Dans son discours au palais du Latran, Le Président de la République Nicolas Sarkozy a évoqué le rôle de l’Église catholique dans l’enseignement supérieur : « Aujourd’hui encore, la République maintient les congrégations sous une forme de tutelle, refuse de reconnaître un caractère cultuel à l’action caritative ou aux moyens de communication des Églises, répugne à reconnaître la valeur des diplômes délivrés dans les établissements d’enseignement supérieur catholique alors que la Convention de Bologne le prévoit, n’accorde aucune valeur aux diplômes de théologie… »
Nicolas Sarkozy fait explicitement référence au processus de Bologne, instauré par l’Union européenne et inspirateur des deux réformes les plus récentes de l’Université française : le LMD (Licence-Master-Doctorat) et la LRU (Loi relative aux libertés et responsabilités des Universités). Le processus de Bologne est effectivement contraire à l’esprit laïque et républicain de l’institution universitaire française, ignorant purement et simplement toute distinction entre les formes d’enseignement supérieur, publiques ou privées, confessionnelles ou non.
Cet appel à la reconnaissance des diplômes supérieurs privés catholiques (ou d’autres religions) est contraire à la loi de séparation des Églises et de l’État (1905), mais également des plus anciens fondements de l’Université Française : son institution (1808) posant en principe le monopole de la collation des grades universitaires par l’État, restauré et réaffirmé par la loi de 1880 corrigeant la loi de 1875. » Ajoutons aussi que, manifestement, cet « acte diplomatique » s’inscrit dans la mise en œuvre grandissante de l’autonomie des universités.
Faisant écho à ce discours de Rome du Président de la République, la Libre Pensée s’est ainsi inquiétée d’une possible remise en cause de la loi du 18 mars 1880 décrétant le monopole de la collation des grades par l’État, pour permettre aux établissements religieux d’en faire de même. Le Cabinet nous a alors répondu qu’il fallait comprendre cette déclaration dans le sens d’une prise en compte des diplômes de théologie délivrés par d’autres universités européennes. Le Cabinet du Premier Ministre nous a cependant indiqué que la loi de 1880 ne sera pas modifiée.
La Libre Pensée était reçue ensuite, quelques semaines après, au Ministère de l’Education nationale, par deux collaborateurs de monsieur Xavier Darcos. A la même question posée, ils apportaient la même réponse qu’à Matignon, néanmoins la note précitée fut déposée. La Libre Pensée comprend enfin pourquoi monsieur Darcos, contrairement à tous ses engagements répétés, refuse toujours de nous recevoir.
Après les diplômes catholiques, la reconnaissance du créationnisme ?
Le monopole de la collation des grades a mis la France relativement à l’abri des errements que l’on connaît aux États-Unis à propos du créationnisme. Dans ce pays, les facultés religieuses délivrent des diplômes sanctifiant « la création du monde en six jours ». Ces diplômes sont reconnus comme ceux délivrés par les Universités publiques. En France, cela est encore impossible.
Est-ce cela que le Président de la République veut détruire ? On peut légitimement le penser en lisant le discours présidentiel du Latran en direction de l’Eglise catholique : « Partout où vous agirez, dans les banlieues, dans les institutions, auprès des jeunes, dans le dialogue interreligieux, dans les universités, je vous soutiendrai. La France a besoin de votre générosité, de votre courage, de votre espérance. »
Mais la messe n’est pas encore dite. Même la Croix le reconnaît : « Reste à savoir quand cet accord sera applicable. Jeudi, le Quai d’Orsay n’était pas en mesure de préciser si une ratification par voie parlementaire était requise. Il faudrait alors compter avec les réactions laïques : aux lendemains du discours du Latran, quand le Président de la République avait évoqué cette idée de reconnaître les diplômes des universités catholiques, nombreux avaient été ceux qui dénoncèrent « la fin du service public laïque ».
La Libre Pensée demande à tous les parlementaires (députés et sénateurs) d’interpeller le gouvernement sur cette question et de refuser de ratifier cet acte

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 07:03
Une déclaration du MRAP

Le MRAP a pris connaissance de l’existence d’un projet de rapport de M. Alain Bauer, criminologue et président d’un groupe du travail constitué, à la demande de Mme M. Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur L’une de ses conclusions porte sur une éventuelle expérimentation de fichage de « suspects » sur la base de leur couleur de peau et de leur origine ethnique.

Ainsi, la classification ethnique devrait combiner dix "types" (méditerranéen-caucasien, africain-antillais, métis et autres, maghrébin, moyen-oriental, asiatique, indo-pakistanais, latino-américain, polynésien et mélanésien). Il s’agit donc d’une actualisation des critères actuellement utilisés dans le fichier de police informatisé STIC (système de traitement des infractions constatées) qui répertorie les auteurs et victimes de crimes , à l’exception du type "gitan" qui aurait été jugé inopportun.

Le MRAP rappelle qu’après le retrait, le 20 novembre 2008, du décret instituant le fichier Edvige, censé remplacer l’ancien fichier des Renseignements généraux, une nouvelle version dudit fichier, baptisée Edvirsp (exploitation, documentation et valorisation de l’information relative à la sécurité publique), attend l’avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) avant d’être présentée au Conseil d’Etat.

S’il devait s’avérer que ce rapport débouche sur la mise en place d’un nouveau fichier, le MRAP demandera aux instances administratives et judiciaires de se prononcer sur la légalité de cet outil.

Paris, le 10 décembre 2008

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