Le Mammouth, depuis 2003, refuse cette société-là et charge tous les ultralibéraux et fascistes, de Manche et de Navarre.
Pas de doute, nous sommes bel et bien confrontés à un tournant de notre histoire politique. Certes, le second tour des élections législatives sera venu corriger la déroute annoncée par les résultats du premier. Si l’UMP et ses alliés auront conservé une majorité des plus confortables à l’Assemblée nationale, la vague bleue redoutée sera finalement venue se heurter à une remobilisation partielle en faveur de la gauche. Il aura suffi, pour aboutir à cet infléchissement de tendance, que le débat public se recentre sur les questions sociales, et plus particulièrement sur le projet d’instauration d’une TVA dite sociale. De quoi rappeler opportunément, à qui eût pu l’oublier, que la société française n’a pas tout entière basculé dans l’adhésion au libéralisme « décomplexé » prôné par le nouveau président de la République. D’ailleurs, tous les sondages en témoignent : si, face à l’incapacité de la candidate socialiste de répondre aux attentes sociales, Nicolas Sarkozy a pu gagner l’adhésion d’une fraction des classes populaires, le pays n’en reste pas moins majoritairement défiant envers la loi du marché et le modèle libre-échangiste.