Le Mammouth, depuis 2003, refuse cette société-là et charge tous les ultralibéraux et fascistes, de Manche et de Navarre.
Service minimum: la CGT-Cheminots appelle à des manifestations le 31 juillet La fédération CGT des cheminots appelle les salariés de la SNCF à des manifestations le 31 juillet -sans parler pour l'heure de grève- et propose aux autres syndicats de se joindre à ce mot d'ordre pour faire pression sur les députés qui examineront le projet de loi sur le service minium.
"Tout ne sera pas dit et écrit après le vote au Sénat et à l'Assemblée", a prévenu mercredi le secrétaire général de la CGT-Cheminots Didier Le Reste, interrogé par l'Associated Press.
Le projet de loi a été transmis au Sénat -où il doit être examiné à partir de mardi prochain- sans que les principales demandes des organisations, formulées auprès du ministre du Travail Xavier Bertrand, n'aient été prises en compte. Le projet doit être présenté à l'Assemblée à la fin du mois de juillet.
Le texte dans sa version actuelle prévoit toujours une déclaration individuelle 48 heures avant la grève et un vote à bulletin secret sur la poursuite de celle-ci au bout de huit jours de conflit social. Par ailleurs, le principe du non-paiement des jours de grève figure toujours dans l'article 9 du texte, ce que les syndicats considèrent comme une "provocation" dans la mesure où cette disposition existe déjà.
"Je ne suis pas surpris. Mais je dis qu'il faut que le gouvernement et les parlementaires ne raisonnent pas à court terme, c'est-à-dire qu'ils ne s'imaginent pas que parce qu'on est en période estivale tous les problèmes vont être réglés", a prévenu Didier Le Reste.
"Nous allons placer les débats à l'Assemblée nationale à partir du 31 juillet sous le contrôle et la pression des salariés, avec des manifestations locales ce jour-là, et à proximité de l'Assemblée à Paris. Nous proposons aux autres syndicats de se joindre à ce mot d'ordre", a-t-il précisé.
"Le droit de grève n'est pas négociable", ont déclaré l'ensemble des syndicats de cheminots dans un communiqué commun jeudi dernier. Et de prévenir: "Toute atteinte qui lui serait portée amènerait à une réaction immédiate et unitaire des fédérations syndicales de cheminots. Le gouvernement porterait seul la responsabilité de ce conflitLa FSU a annoncé vendredi qu'elle soutenait les manifestations prévues le 31 juillet prochain à l'appel de plusieurs organisations syndicales contre le projet de loi sur le service minimum dans les transports terrestres en cas de grève.
"Le gouvernement a donc choisi la fin juillet pour présenter au Parlement un projet de loi, qui sous couvert d'instaurer un 'service minimum dans les transports terrestres' entend en fait, mettre en place un dispositif visant à empêcher les salariés d'user librement du droit de grève", déclare la Fédération syndicale unitaire (FSU) dans un communiqué diffusé vendredi.
"Plusieurs dispositions, et notamment celle qui obligerait les salariés à se déclarer gréviste 48 heures avant le déclenchement d'un conflit, constituent une grave remise en cause de la liberté de chacun d'user du droit de grève", estime la FSU, premier syndicat de l'Education et de la Fonction publique d'Etat.
"Constitutionnellement, ce droit est individuel, et offre à chaque citoyen le droit de se déterminer, y compris jusqu'au dernier moment, en fonction des négociations engagées ou des réponses apportées par les employeurs", précise l'organisation syndicale.
"François Fillon a explicitement confirmé une possible extension à l'ensemble du service public et notamment à l'Education nationale, donnant ainsi une légitimité aux inquiétudes exprimées par l'ensemble des organisations syndicales et par de nombreuses associations agissant sur le terrain des libertés publiques", poursuit la FSU.
Pour la fédération, "même si depuis, plusieurs voix officielles ont tenu à expliquer que cette question 'n'était pas d'actualité', elle reste néanmoins posée".
"Le gouvernement entend-il, sous couvert de débattre d'un 'service minimum', viser les secteurs des services publics qui ont été aux avant-postes des mouvements sociaux de 1995 et 2003 ou plus récemment de l'an dernier contre le CPE?", s'interroge la FSU.
La fédération "apporte son soutien aux rassemblements du 31 juillet qui se tiendront un peu partout en France, et notamment à Paris devant l'Assemblée nationale, premières étapes d'une mobilisation que la FSU souhaite la plus unitaire et la plus massive possible".
Le projet de loi a été adopté jeudi par le Sénat et doit être discuté à l'Assemblée nationale à partir du 30 juillet.
Plusieurs syndicats, parmi lesquels les fédérations des transports CGT, CFDT, FO et CFTC, ainsi que les organisations de cheminots FO, CGT, Sud, et la CGT-Air-France, appellent à manifester contre ce texte le 31 juillet.