Le Mammouth, depuis 2003, refuse cette société-là et charge tous les ultralibéraux et fascistes, de Manche et de Navarre.
Les services de police effectuent, sans doute, un travail qui les expose à des situations de danger quand ils sont confrontés à des affaires de banditisme ou de terrorisme ou encore quand ils doivent maîtriser des forcenés ou des personnes en état de grande excitation. Il est parfaitement concevable que la nécessité d’intervenir de façon préventive tant pour leur sécurité que pour celle du public les amènent à utiliser la force physique pour neutraliser des criminels potentiels en anticipant la violence et en la maîtrisant avec soudaineté. Tous les citoyens l’admettent volontiers mais ils sont en droit de s’inquiéter quand les mêmes pratiques sont de plus en plus souvent utilisées de façon habituelle à l’encontre de citoyens qui exercent leurs libertés d’expression, de réunion et de manifestation, libertés publiques garanties par la Constitution. La brutalité contemporaine des comportements policiers répond clairement à une politique délibérée visant à écraser tout ce qui s’organise et prétend vivre hors les normes (et non plus les lois) que le pouvoir de plus en plus « monocratique » veut imposer. Tout contestataire tend, désormais, à apparaître comme une sorte d’ennemi, projeté comme un indésirable désigné à la vindicte populaire et auquel devrait être appliqué des méthodes faites de provocation, d’intimidation, de menaces. L’augmentation spectaculaire des garde-à-vue (+67% entre 2001 et 2007) s’est accompagnée de l’augmentation corrélative des délits d’outrage suite aux réactions de défense de citoyens atteints dans leur dignité, trop souvent humiliés par des pratiques en parfaite contradiction avec le code de déontologie de la police (de quel droit, notamment, certains policiers, se permettent de tutoyer les citoyens retenus ou gardés à vue, les plaquent-ils à terre , les obligent-ils à se déshabiller…sans parler de l’état détestable des cellules). La frénésie sécuritaire du chef de l’Etat obsédé par « la tolérance zéro » (sauf pour les délits financiers et la corruption) s’est soldée par 21 lois et 21 décrets concernant la sécurité depuis son arrivée au ministère de l’intérieur et par 6 lois sur la détention provisoire. La culture de la peur développée au cours de la campagne électorale a déjà ciblé les immigrés, les jeunes présentés non comme promesse d’avenir mais comme menace potentielle ; elle s’étend désormais à tous ceux qui veulent contester le fonctionnement autocratique d’un pouvoir acharné à restreindre les libertés publiques pour étouffer toute velléité de résistance populaire.