Le Mammouth, depuis 2003, refuse cette société-là et charge tous les ultralibéraux et fascistes, de Manche et de Navarre.
Qu’une gauche vraiment à gauche se reconstruise est, à nos yeux, un événement salutaire comme la France n’en a plus connu depuis des années.
C’est pourquoi l’idée d’un collectif, d’un « nous », opposé à la personnalisation caricaturale de la vie politique, réunissant tous les courants anti-libéraux, autour d’une candidature d’union à l’élection présidentielle et de candidats communs aux élections législatives, nous a convaincus et enthousiasmés.
Aujourd’hui, à force d’entêtements des uns et de renoncements des autres, la cacophonie semble vouloir reprendre le dessus.
La dispersion serait meurtrière pour tous. A commencer pour ceux qui souffrent le plus des inégalités galopantes et de la désespérance sociale.
Ainsi, faute d’alternative crédible, serait facilitée l’alternance à l’anglo-saxonne cadenassée par le libéralisme destructeur ou le social-libéralisme impuissant, avec un Le Pen en embuscade.
Il n’est pas trop tard, nous l’espérons, pour mettre en garde toutes les parties prenantes contre cette logique de la défaite.
Nous leur demandons de se remettre au travail, dans un nouvel esprit, pour aboutir ensemble. Nous invitons à ce que soient dépassés, dans ce but, les réflexes de partis et leurs modes de désignation des candidats, les réactions personnelles, les rivalités fratricides.
Nous nous engageons, si le rassemblement anti-libéral était ainsi relancé, à lui apporter tout notre concours.
Signataires :
Ariane Ascaride, comédienne, Jean Ferrat, chanteur, Robert Guédiguian, cinéaste, Michel Onfray, philosophe, Ernest Pignon-Ernest, plasticien, Gérard Mordillat, écrivain, cinéaste, Marcel Trillat, réalisateur de télévision